Voitures radars : non, elles ne vont pas tripler en 2025

juillet 16, 2025

Il est courant que des annonces spectaculaires circulent en matière de sécurité routière, et celle-ci en faisait partie. En début juin, plusieurs médias, dont RMC et CNews, ont affirmé que le parc de voitures radars s’apprêterait à tripler d’ici à la fin 2025, passant de 90 à 300 véhicules. Mais la réalité est tout autre : le nombre de véhicules équipés de radars embarqués va en réalité diminuer sensiblement. Le point sur le sujet avec Univers Motors (https://blog-univers-motors.com/) !

Un chiffre souvent mal compris

Comme l’a détaillé l’article original, il y avait actuellement environ 400 voitures radars en circulation début 2025, dont 150 conduites par les forces de l’ordre et environ 250 par des chauffeurs privés. Et pourtant, les médias prétendaient qu’on était passé de 90 à 300, un bond de 233 % . Ce chiffre de 90 correspondait en fait à une estimation erronée de RMC, qui ne visait que les voitures en service quotidiennement.

Une flotte réduite mais plus ciblée

La Sécurité routière a confirmé que le parc passerait de 400 à 300 véhicules d’ici la fin 2025. Cette réduction n’est pas une mesure punitive, elle répond à une stratégie plus rationnelle, visant à optimiser les coûts et à déplacer des compétences vers des opérateurs privés. Le nombre de voitures conduites par l’État passera de 150 à seulement 50, tandis que 250 resteront confiées à des prestataires privés. L’idée est de dégager du temps pour les policiers et gendarmes, afin qu’ils soient disponibles pour d’autres missions.

Où circuleront-elles ?

Ces voitures radars continueront de sillonner des axes accidentogènes, jour et nuit, 7 jours sur 7. Elles couvriront une soixantaine de départements, avec une extension programmée dans neuf nouveaux territoires, notamment l’Ardèche, les Bouches-du-Rhône, l’Ain ou le Tarn-et-Garonne. Par exemple, dans le Tarn-et-Garonne, dès juillet 2025, deux à trois voitures privées seront déployées quotidiennement sur les routes départementales les plus accidentogènes.

Usage réel du parc : 90 véhicules en circulation active

Autre point essentiel : sur les 300 véhicules totalisés, seuls 90 circuleraient réellement chaque jour. De nombreux véhicules sont en veille, en entretien ou déployés selon des cycles définis par les préfectures. La différence entre nombre total et nombre actif illustre l’idée erronée véhiculée par le chiffre “de 90 à 300”.

Pourquoi ce malentendu ?

Plusieurs médias ont relayé le chiffre de « triplement » sans contextualiser. En réalité, l’augmentation de véhicules privés (+ 15 unités) n’est pas un bond spectaculaire mais une simple extension maîtrisée. L’essentiel réside dans la transformation du modèle : externaliser les contrôles pour libérer les forces publiques.

Ce que cela signifie pour les conducteurs

En pratique, les conducteurs ne verront pas une pluie de nouveaux radars sur les routes. Ceux déjà concernés verront une présence plus homogène sur certaines zones jugées prioritaires. Et comme toujours, la marge technique intégrée aux radars embarqués n’influence ni la présence de flash ni le niveau de surveillance : respecter les limitations reste la règle d’or.