Nouveau départ à Bignan pour Vincent et Emma en tant que paysagistes

septembre 19, 2024

Vincent Guimard, 28 ans, a pris un virage professionnel plein d’audace, après sept ans passés dans une usine. Originaire du Billio et avec un bac pro Système électronique numérique en poche, il a dû repenser sa carrière suite à un plan de restructuration. « J’ai exploré d’autres voies, tenté quelques travaux extérieurs, et l’accueil a été tel que j’ai décidé de devenir paysagiste », explique-t-il. Ce choix, d’abord une nécessité, est rapidement devenu une passion. C’est à Bignan, où il vit depuis quatre ans avec sa femme Emma, 25 ans, que le couple se lance dans l’aventure du paysage. Emma, originaire de Saint-Jean-Brévelay, partage son enthousiasme : « Nous sommes jeunes, c’est le moment de prendre des risques ». Ensemble, ils embrassent ce nouveau défi, prêts à transformer les espaces verts de leur région !

Emma, le soutien de Vincent dans l’aventure Paradis Vert

Formée en hygiène et stérilisation, Emma a rapidement pivoté pour épauler son mari. « Je travaillais dans une pizzeria qui a fermé. Elle devait être reprise, mais le repreneur a perdu sa femme dans un accident et la vente a donc été annulée. J’ai alors décidé de suivre Vincent dans sa nouvelle aventure professionnelle. Je m’occupe du téléphone, des rendez-vous, de la paperasse. Cela simplifie également l’emploi du temps avec nos deux fils », raconte-t-elle sur son engagement à plein temps chez Paradis Vert.

De son côté, Vincent ne tarit pas d’éloges sur le rôle essentiel d’Emma dans leur entreprise : « Cela me soulage d’un poids considérable, je n’ai pas à m’occuper de tout cela après la journée sur le terrain. De plus, les clients sont contents d’avoir quelqu’un qui réponde au téléphone rapidement. Car dans ces métiers, nous sommes sur des machines, quelques fois avec des casques, il est difficile de prendre les appels ». Ensemble, ils combinent leurs forces pour mener Paradis Vert vers le succès, preuve que derrière chaque grand projet, il y a souvent une équipe soudée et complémentaire !

Un couple passionné par le jardinage, prêt à conquérir le marché

Après leurs licenciements respectifs, Vincent et Emma ont su rebondir en s’associant pour créer leur entreprise : « Nous avons toujours aimé le jardinage. Nous avons pris beaucoup de plaisir à aménager notre propre jardin et l’entretenir », explique Emma, évoquant la passion qui les anime. Vincent, lui, a été bercé dès son enfance par l’amour des espaces verts : « Lorsque j’étais chez mes parents à la campagne, nous avions 6 000 m² de terrain, il fallait s’en occuper. J’ai toujours un peu baigné dedans. C’est venu assez naturellement. De plus, après 7 ans en usine, il était important de travailler en extérieur. Là, je respire ».

L’entreprise a rapidement décollé grâce au bouche-à-oreille. « Il y a eu beaucoup de bouche à oreille », ajoute Emma. « Des gens satisfaits qui nous conseillaient à des amis. Et il y a rapidement eu beaucoup de demandes, notamment chez les personnes âgées. Nous avons choisi de nous consacrer à l’entretien». À une époque où les paysagistes sont très recherchés, notamment pour la création d’espaces extérieurs dans les nouvelles zones pavillonnaires en pleine expansion, les Guimard arrivent à point nommé. Leur avenir semble prometteur dans ce domaine en pleine croissance, où leur passion et leur savoir-faire font déjà la différence !

Les métiers du paysagisme séduisent de plus en plus d’adultes en reconversion

À Rouillon, les métiers du paysage séduisent autant les jeunes que les moins jeunes en quête de sens. Chaque année, ils sont une douzaine d’adultes à franchir le pas de la reconversion professionnelle à l’AgroCampus de La Germinière, dans la Sarthe. « Nous avons l’image de métiers difficiles mais qui ont du sens et c’est justement ce sens que réclament la majorité de nos stagiaires adultes en reconversion », affirme Jérémy Hérault, coordinateur des formations « paysage » à l’AgroCampus.

Dans ce Centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA), les adultes peuvent décrocher le Brevet professionnel aménagement paysager (BP-AP). Et le formateur d’ajouter : « Les études le montrent : en favorisant la création d’aménagements préservant la faune et la flore locale, les paysages contribuent à la régulation des écosystèmes et à la lutte contre le changement climatique ». Il existe d’autres centres comme celui de Daniel Moquet qui s’est engagé depuis plusieurs années dans la formation afin de pallier à la pénurie de main d’oeuvre qualifiée. Globalement que ce soit pour CFPPA ou le Centre Daniel Moquet les étudiants sont enthousiastes et très satisfaits des programmes de formation.

acquerir des competences en amenagement paysager

Acquérir des compétences complètes en aménagement paysager à Rouillon

La formation d’un an à l’AgroCampus de La Germinière à Rouillon ne se limite pas à quelques bases théoriques… Les stagiaires, venus d’horizons divers, y apprennent tout ce qu’il faut savoir pour devenir des pros de l’aménagement paysager. Des techniques variées, allant de la plomberie à la maçonnerie, en passant par l’électricité, sans oublier la gestion des matériaux et la connaissance des végétaux, tout y passe. La formation ne s’arrête pas là : elle inclut également la gestion de chantier et l’animation d’équipe, l’idée étant de rendre les apprentis polyvalents et prêts à affronter toutes les facettes du métier.

Avec trois périodes de stages en entreprise de trois à cinq semaines, le programme est intense. « Les stagiaires qui veulent creuser un domaine particulier peuvent poursuivre une seconde année pour obtenir un certificat de spécialisation (CS) », précise Xavier Veillet, directeur du centre de formation. Par ailleurs, le respect de l’environnement est au cœur des apprentissages : « Nos métiers ont beaucoup évolué dans le respect du sol, de l’eau, de l’environnement et de la biodiversité », souligne avec fierté Jérémy Hérault. La formation, prise en charge majoritairement par la Région pour les adultes en reconversion inscrits à France Travail, garantit un taux de réussite aux examens de 100 % depuis plusieurs années, avec plus de 85 % des stagiaires insérés professionnellement dans les six mois. À Rouillon, l’offre de formation est vaste, du CAP Jardinier Paysagiste au CS Constructions paysagères, en passant par des modules plus courts sur des thématiques comme la taille raisonnée ou la reconnaissance des végétaux. Un véritable tremplin pour ceux qui souhaitent se lancer dans une carrière enrichissante et résolument tournée vers la nature !